7 millions, le nombre de personnes qui décèdent dans le monde à cause de la pollution atmosphérique.

En France, le nombre de décès dus aux particules fines est estimé à 48 000 par an (selon une étude menée par l’agence de Santé publique en 2016) et, la moitié des Français respirent un air dans les teneurs en polluants atmosphériques dépassent les normes sanitaires. Des chiffres qui tendent malheureusement à croitre avec l’augmentation des pics de pollution notamment. Dès lors, pour enrayer cette spirale, le gouvernement a mis en place un dispositif pour améliorer la qualité de l’air : le certificat Crit’Air. 

Gros plan sur la vignette écologique

Le certificat est valable pendant toute la durée de vie du véhicule, et ce, dans toute la métropole. Une seule demande de création de vignette Crit’Air est donc nécessaire. Dans les villes où elle est de rigueur, si elle fait défaut sur le pare-brise, si elle n’est pas visible, si elle ne correspond pas aux caractéristiques du véhicule notamment, le propriétaire est verbalisable. Amende de quatrième classe pour les poids lourds, les bus et les autocars et de troisième classe pour les autres catégories de véhicules.

Depuis le 1er juillet, aussi bien les particuliers que les professionnels se doivent d’apposer une vignette « antipollution » sur leur véhicule pour pouvoir circuler et/ou stationner dans certaines villes de France. Paris, Grenoble et sa Métropole, Lyon et sa Métropole, Lille et sa Métropole, Strasbourg et sa Métropole, Bordeaux et sa Métropole, Toulouse notamment ont adopté le système « Crit-Air ». Attention, chacune d’entre elles possède leurs propres modalités de stationnement, conditions de circulation en cas ou non de pic de pollution, mais aussi les possibilités de circulation dans les zones à circulation restreinte. Pour les connaître, il suffit de se rendre sur le site internet de chacune de ces communes. Pour finir, il convient également de rester vigilant, car d’ici 2020, de nouvelles zones et collectivités vont la mettre en place comme le Grand Paris, Rennes ou la Vallée de la Marne par exemple. A noter que ce dispositif existe également dans d’autres pays de l’Union européenne. 

Il existe six catégories de certificats de couleur différentes en fonction de la norme d’émissions Euro. Une classification qui dépend alors de la date de première mise en circulation du véhicule et de la motorisation de ce dernier. Tous les véhicules terrestres à moteur sont concernés : deux roues, trois roues, quadricycles, poids lourds, bus et autocars, voitures et utilitaires et ce, même si le véhicule est immatriculé dans un pays étranger. Une obligation depuis le 1er janvier 2017. Toutefois, les véhicules de secours – pompiers par exemple – les véhicules destinés aux personnes étant à mobilité réduite, les véhicules de collection sont épargnés par la vignette Crit’Air.